Ma plus grande peur de maman.

On nous fait croire que pour être un bon parent il faut avoir un enfant sage, qui est poli, qui se tient bien en société et qui respecte les adultes.

  • Mais tout ça, qu’est-ce que ça veut dire ?

  • Et nous, adultes sommes-nous respectueux de nos enfants ?

  • Ne leur demandons pas ce que nous ne faisons pas nous-même sans en avoir conscience ?

  • N’est-ce pas la juste une manière de contrôler nos enfants pour qu’il soit bien dans le moule sociétal ?



Quand je suis devenue maman, ma plus grande peur était d’imposer bêtement mon autorité à mes enfants, de les brider pour qu’ils soient ce que je voulais. Alors je les laissais déborder et crier à la maison, je les laissais négocier avec moi. J’avais peur que parce que je dirais non ils me rejettent et ne m’aimerai plus.

Et puis j’ai compris que c’était la peur du rejet qui venait de mon enfance qui parlait. Et aussi le moule dans lequel on m’avait fait rentrer petite qui résonnait en moi, cette peur de ne plus pouvoir être soi parce que sinon tu n’es pas accepté.

Et que finalement la seule chose que je faisais c’était clairement de me faire bouffer par mes enfants. Et que j’en étais devenu laxiste 😰


Il fallait que ça change

Je ne pouvais pas être une mère laxiste avec des enfants « capricieux ».

Mais où est le curseur entre le respect de qui ils sont, et le respect du reste du monde, du mien et de leur environnement…

Où est le juste milieu entre leur besoin de chahuter, de faire les fous comme des enfants, et ma limite à moi…


C’est le grand dilemme de tout parent qui se respect hahaha.

Je n’ai pas La vérité mais j’ai mon cheminement que je te partage.

Je pense qu’il n’y a pas de code tout fait, il y a de l’adaptation de notre part en permanence (oui désolé si tu t’attendais à une solution toute faite).


Perso j’ai une fille hyperactive avec un fort tempérament opposant qui sait comment mener son monde à la baguette. En tant que parent quand j’étais crevé et bien parfois je lâche, je ne souhaite pas être un flic tout le temps ou être en conflit permanent. J’ai beaucoup essayé l’éducation positive, mais je dois dire que cela ne donne pas toujours les résultats que j’attendais (peut-être par erreur d’application de ma part). Mais surtout quand je me retrouvais moi aussi dans l’émotionnel (mon amie la colère) et bien l’éducation positive elle allait se faire …


J’ai fini par faire de la sauce à la Myriam :

  • un peu d’astuce avec la technique du choix « tu veux faire ta douche avant ou après manger ? » (non ce n’est pas de la manipulation). Parfois je m’impose « eh bien va réfléchir dans ta chambre ».

  • Parfois je dis des atrocités « 😡😈🤬 » et je les mets dans leur chambre, ensuite je réfléchis et je vais discuter, leur expliquer pourquoi j’en suis là, je leur rappelle que je suis humaine comme eux et que moi aussi j’ai des émotions.

  • Parfois je laisse ma part enfant s’exprimer et je fais n’importe quoi avec eux.

  • Et parfois et bien j’impose aussi parce que discuter avec des neuro atypiques c’est aussi se faire bouffer : ils ont la capacité de te retourner le cerveau 🤪

En finir avec le mythe de l’enfant sage

A force de me poser des questions et d’analyser tout. J’ai compris aussi que la vie n’est pas une ligne droite. Je jongle en permanence avec mes limites elle varie en fonction de la journée que j’ai passée et aussi de mon humeur du jour. Et c’est ça la vie, donc un jour ils peuvent crier dans le salon et faire les fous avec le chat (qui est une belle représente de cette famille) et d’autres c’est dans leurs chambres pour évacuer ou encore mieux : dehors !


Et puis je me suis dit au final, c’est bien que mes enfants ne soient pas obéissant aveuglément, ça veut aussi dire que quand ils seront adultes ils ne plieront pas devant une autorité abusive, ils auront leur propre capacité de penser et de faire les choix qui leur conviennent. Alors, je me dois de ne pas éteindre cet élan qui fait qu’ils ont besoin d’être entendu, mais toujours dans le respect de l’autre, que ce soit nous en tant que parent mais aussi le reste du monde. C’est la raison principale qui fait que je suis contente de ne pas avoir des enfants « sages ».


J’ai aussi pris conscience que mes enfants ont besoin de faire leur propre expérience. Alors j’essaye de ne pas être un frein à cet apprentissage, oui je me rate, la mère louve en moi a du mal à les laisser se planter quand je sais que ça risque de faire mal, mais je suis un parent qui fait du mieux qui peut.


Voilà je te partage, un peu de ma vision de maman, de mon vécu et de mon cheminement, j’espère que cela t’aidera toi à aussi à y voir plus clair.


Avec toute ma bienveillance

Myriam

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